RESTAURATION MECANIQUE DS 21 CABRIOLET 1968

Début août 2009, je suis contacté par mail par Patrice. Il m'informe qu'il possède un cabriolet DS 21 1968 en bon état, authentique. Mais il a pas mal de fuites hydrauliques, et mécaniquement il est dans son jus. La DS marche bien mais la fiabilité n'est plus trop au rendez-vous, et son état mécanique n'est pas à la hauteur du reste et du fait que c'est un cabriolet. Il viens me voir en Suisse (il habite à 200 kilomètres seulement de chez moi). Après constat, je lu suggère de faire réparer les fuites par un spécialiste. EN fait je me rends bien compte qu'il faut tout reprendre. le faisceau électrique est complètement rongé, il y a aussi des fuite moteur, etc..etc. Mais la DS marche bien tout de même,.  Bref Patrice me dit qu'il n'a pas fait ce trajet juste pour des fuites hydrauliques. Il aimerait une restauration mécanique digne de ce nom. Alors on se  mets d'accord et on fixe le début des travaux pour la mi-septembre 2009. Voilà donc un nouveau chantier. Je passe d'un cabriolet DS 21 1966 à un de 1968. Cela fait plaisir d'avoir aussi des cabriolets à restaurer.


Début août 2009, Patrice viens me voir avec son cabriolet.

Le faisceau électrique est vraiment mort.

La DS marche pas mal, mais elle laisse des fuites partout.

le 14 septembre, la DS arrive chez moi pour la réfection mécanique.

Je la montre à Serge mon carrossier.

Mardi 22 septembre 2009, c'est son grand jour.

Elle rentre dans mon sous-sol. Elle en ressortira en meilleur état.

Comme cette DS a des tas de fuites, elle est d'origine même si elle a déjà subit un changement de moteur.J'imagine la saleté dans ce compartiment.

Alors je dégarni un peu, pour pouvoir la nettoyer au karcher avant de vraiment la démonter.

Ca vas, rien est grippé, toutes les vis se desserrent sans crier gare. Et c'est appréciable car des DS qui m'ont pourri la vie de ce côté là, j'en ai connue.

Cette tôle souvent abîmée est en bon état. Mais super sale.

Le liquide de refroidissement fait peur. Il était temps de le changer.

Le tirant du radiateur est cassé. Réparation de fortune. J'en mettrai un en parfait état.

En quelques heures, on démonte ça. Elle roule encore car je doit la déplacer un peu.

Jeudi 24 septembre, dernier démarrage pour ce cabriolet dans ce état.

Je le déplace...

La grosse fuite LHM....

Lavage sérieux au Karcher. Car il est tellement graisseux, Histoire d'y voir mieux au démontage.

Je remarque ces numéros peints par Citroën pour identifier les pièces. (Il y a longtemps que je remarque ces indications, je suis en train de me pencher sur ce détail pour les reproduire à l'identique....(CLIQUEZ ICI)

Puis je rentre le cabriolet.

Vidange....

Les durites pètent juste en les retirant. Elles sont très dures. il était temps !!!

Pour l'instant les bacs sont assez vides....

Le faisceau électrique est bidouillé à qui mieux mieux.

Le fond du bac de batterie est bouffé par l'acide des batteries.

Dépose du combiné de chauffage.

Puis mis en pièces.

Dépose de la direction.

Dépose de l 'araignée grâce à l'arraché d'origine.

Dépose à la presse des silent blocs. Tout sera mis en neuf naturellement.

Le démontage continue doucement.

Protection de la carrosserie. Elle est belle.

Le vendredi  25 septembre, j'emmène des tas de pièces à la zinguerie. Il y en a déjà pour ce cabriolet.

Mardi 29 septembre, après 4 jours d'arrêt sur les autos, je m'y remets. Dépose des cardans.

A rafraichir. Il n'y a aucun jeu dans tous le train avant du reste.

Repérage puis désaccouplement des tuyaux pour sortir le moteur.

Puis en fin de journée, je vais sortir le moteur. Pour la dépose, seul je le fait, car je n'ai pas la crainte de rayer quoi que se soit.

Ca sort !!!

Voilà la bête.

L'unit avant sans sa mécanique.

Jeudi 1 octobre, retour sur la DS. Je vais séparer la boite du moteur.

Bien repérer les calles ici....

Les tuyaux passent un peu partout.

On voit nettement le support conjoncteur de couleur brune et non noire. Ce qui témoigne avec d'autres éléments que ce moteur est des années 70, il fut donc changé sur ce cabriolet: Ce qui est même meilleur, car le DX2 est bien meilleur que le DX (vibrations en moins)

Dépose des étriers de freins à main.

C'est toujours bien sale et rouillé.

Les étriers de freins avants. Là j'ai un soucis. 2 tuyaux hydraulique refusent de se desserrer. C'est une galère !!!

La boite commence à être nue.

Et je repère partout les fameux numéros peints sur les pièces.

On en voit partout si on fait attention et si les pièces n'ont pas trop souffert (la graisse conserve). Je me penche actuellement pour reproduire ceci à l'identique. Depuis le temps, ça me travaille....

Dépose du régulateur centrifuge. Ils bouguaient pas mal, voilà pourquoi, les silent blocs sont complètement foutus.

Dépose des goujons des cardans.

La boite prête à sortir.

Repérage des tuyaux.

Dépose du conjoncteur. Même à l'intérieur, on voit les indications de référence peintes.

La sonde pour la pression d'huile pour le tableau de bord Jaeger.

Là aussi sur la pipe d'admission, on voit les indications  peintes.

Il y a tellement de goujons sur ce moteur, je prends les mesures.

Côté gauche, c'est presque fini le démontage.

Dépose du démarreur. Il sera révisé bien entendu.

Le côté droit du moteur mis à nu.

A l'arrière, c'est marrant mais tout le moteur a été peints en vert. Ca devait être bien moche !!!

Vidange du bloc moteur.

Puis je mets le moteur à terre pour séparer la boite, vu que je suis tout seul.

Ensuite je vais placer le moteur sur des chevalets.

L'embrayage n'est pas vieux.

Puis je m'attaque à la dépose de la culasse. Le moteur va très bien, mais je révise toujours la culasse, histoire d'avoir des soupapes bien rodées, joints neufs...

Marrant, même sur les culbuteurs, il y a les références peints.

Et je dépose la culasse (merci le trépied pour les photos)

La première chose que je vérifie, ce sont les poussoirs. Souvent, ils sont piqués, ce qui fini par altérer irrémédiablement l 'arbre à cames.
 

Il n'y a que 2 poussoirs de piqués. Les autres son impeccable.

Ensuite, je bloque les chemises par des vis et rondelles. Il ne faut surtout pas  qu'elles bougent, au risque de détériorer le microscopique joint d'embase. Et à ce moment là, l'eau se mélangera à l'huile, donc cata !!!

Je me débrouille comme je peut pour retourner le moteur: Malgré qu'il soit bien séparé, il est lourd le bougre.

Devant une telle crasse, c'est sûr, le moteur perdait de l'huile au niveau des joints de carter et vilebrequin.

Il y en a de la visserie juste pour le moteur-boite.

Nettoyage du carter, il fut également peints en vert.

Puis je nettoie le bloc moteur. Il sera repeints en vert naturellement, mais seulement le bloc.

Alors je peut le couvrir.

La culasse va partir chez le spécialiste pour révision. (Elle est posée sur son joints).

Repos que de quelques jours puis je finirai de démonter complètement l'unit avant.

Voilà donc un nouveau chantier, je pense mener à bien la restauration mécanique en 6 mois. Car l'hivers, on a  pas mal de neige et il est impossible de sortir la DS pour les essaies et livraison. En tous cas, c'est bien d'avoir des personnes qui comprennent qu'il est intéressant de restaurer les DS, comme si c'était des Rolls....  Mais tout ça n'est pas fait pour me calmer, je rêve de revenir au cabriolet DS. Comme les vrais sont hors de prix (j'ai vendu le mien en 2004 pour faire ma maison), j'envisage de monter une réplique DS cabriolet sur base du kit Ivanoff. Je commence l'opération ces jours-ci, vous pourrez suivre sur mon site la transformation d'une berline en cabriolet, en finition concours sur une période de 2 ans j'espère !!! Ah passion quand tu nous tiens...........

 

SUITE DE LA RESTAURATION