RESTAURATION MECANIQUE DS 23 IE BVH 1973

Maintenant que le châssis a retrouvé toute sa splendeur, il me faut penser à rénover les différentes pièces pour le remontage. Comme je ne restaure pas que cette DS mais aussi une 21 1968 (cliquez ici), je mets de côté cette DS 2 petites semaines le temps de passer à la 21. En fait je mets à profit l'attente du traitement despièces (zinguerie et époxy) pour travailler sur la 21. C'est l'avantage de faire 2 DS en même temps, on est pas vraiment au chômage technique. Mon premier mouvement est de refaire une bonne partie des pièces hydrauliques, car tout est disséqué et cela fait peur au premier abord. Tout y passe, et doit retrouver autant la fiabilité que l'aspect de neuf. C'est une partie très agréable car je suis fasciné par l'hydraulique de Citroën, et c'est un honneur que de redonner vie à ces pièces unique dans l'histoire de l'industrie automobile.


Le mardi 18 novembre, je vais récupérer les tôles chez le sableur.

Il y en a beaucoup, il est encore dessus.

Au petit soir, tout est prêt. Il y a aussi pour une autre DS.

Le mercredi matin, je pose cela chez le spécialiste de l'époxy.

Je prends mon temps car je doit tout trier par couleur.

Le jeudi 20 novembre, Léo a révisé les bras. Maintenant ils coulissent librement.

Il me reste à les nettoyer à fond.

Dégraissage, pas facile car c'est toujours très sale.

Les relais de direction de cette DS étaient très grippés. J'en ai pris en échange standard. Mais la peinture n'est pas de bonne qualité. Je vais donc les faire repeindre. J'en profite pour en mettre d'autres en bon état et ainsi stocker des pièces comme neuve prête à l'emploi.

Vendredi 21 novembre, je démonte les bras arrières.

Eh oui les supports se dessoude très souvent sur les 23. Cela procure un mauvais fonctionnement de la suspension.

Que c'est beau lorsque l'on a les outils d'origine. Il est vrai que sans cet outil, on y arrive pas.

Voilà les 2 bras en pièces. Ils sont toujours très abîmés, mais ils vivent là leur derniers jours ainsi.

Passage au four pour les bras et les relais. Je ne peint jamais rien à la bombe, car cela n'a aucun tenu dans le temps. Rien ne vaux la pression du pistolet associé à la chaleur adéquat du four pour une parfaite tenue dans le temps.

Le lundi 24 novembre, sablage des bras arrières.

Puis je les dépose chez mon carrossier. Manuel va ressouder les supports des butées neufs. Merci encore pour les refabrications sans qui on en pourrait restaurer nos DS et SM.

Dans l'après-midi, je me rends à la zinguerie. Une bonne partie est faite.

Alors c'est parti pour tout trier pendant la soirée.

Il y en a des choses. Et tout devra reprendre place...

Mais c'est beau !!!! (pour un restaurateur d'automobile)

En tous cas, c'est beau.

Je range tout par type afin de retrouver rapidement les éléments au remontage.

Le vendredi 28 novembre, je récupère les tôles époxiées.

Ca le fait. Une bonne partie des pièces en traitement est faite.

Ce vendredi là, Manuel soude les supports de butées des bras arrières.

Lundi 1er décembre, encore des pièces à préparer. La commande de ralentit.

Ici la commande d'air additionnelle.

La pipe d'admission a démonter en pièces.

Eh ben, rien que ça en fait de la pièce. Un travail d'orfèvre que de restaurer ces autos là.

Les bras avants sont peints.

Je pose les pièces traitées dans l'habitacle de la DS.

Allez, il me faut refaire les pièces hydrauliques. J'avais démonté pour donner la visserie à zinguer.

Décapage de la peinture.

Le but est de changer les joints toriques, et de bien tout nettoyer le vieux LHM et les impuretés qu'il y a là depuis 35 ans.

Et vérifier que rien n'est piqué aussi. C'est fou ce que c'est costaud les pièces hydrauliques des DS.

Je chauffe un peu les joints pour les rendre mous, ils sortent plus facilement.

Outils de dentistes nécessaires. C'est fou ce que l'hydraulique Citroën est merveilleux, et unique. Techniquement, les autres constructeurs peuvent aller dormir.

Bien tout nettoyer, souffler à l'air comprimé les minuscules conduits.

La pochette de joints neufs.

Toujours tous imbiber de LHM (neuf bien sûr).

Remontage des osselets, tout est précis, et net. Ne pas s'aventurer dans une telle réfection sans outils, expérience solide... (Conseil d'amis)

 

Voilà, le corps principal est remonté. Direction la peinture.

Au tour du centrifuge.

Dépose des rivets pour sortir le roulement.

Il est impératif de le changer, cela vous évitera une panne sur le bord de la route.

Je le sort avec la presse (il faut être bien outillé c'est clair)

Le neuf lui est étanche, ce qui lui donne une durée de vie encore plus longue.

Pour déposer les silent-blocs neufs, là aussi sans la presse, vous marquez dommage !!!

Et le deuxième.

Dépose du piston. S'il est grippé, la DS cale facilement en freinant.

A la brosse métallique, je décape la peinture et donne un fini lisse pour la nouvelle peinture.

Pose du roulement avant la peinture afin de ne pas rayer une fois peint.

La pompe hydraulique n'est pas vieille, et de toute façon je ne sais pas les réviser. Un bon décapage et un coup de peinture.

Le but est que la préparation soit impeccable pour un rendu, justement impeccable.

Le correcteur de ralentit. Je l'ouvre pour tout nettoyer et décaper.

Le répartiteur de pression. Il faut l'ouvrir aussi.

Mis en pièces, le but est le même que pour le reste, tout nettoyer, dégripper les pistons et mettre des joints neufs !!!

Refermer, il est prêt pour la peinture.

Xavier avait acheté ces sphères il y a un an. Elles sont donc neuves, mais un bon coup de peinture s'impose car là, c'est mal fait.

Les voilà lisse.

Ca en fait des choses.

Mercredi 10 décembre, je prépare les pièces dans le four de mon carrossier.

Il faut bien protéger au scotch ce qui ne doit pas recevoir de peinture.

Une fois tout parfaitement dégraissé.. c'est parti !!!

Mitch-mitch prépare la peinture. Pour la couleur, je fait toujours faire la même chose que je trouve sur la DS elle même, le répartiteur de pression me sert de référence. Car Citroën a un peu changé cette couleur de temps en temps.

Première couche.

Et deuxième couche une heure après.

On laisse cela la nuit entière pour que sa sèche nickel.

Le lendemain, je récupère tout.. C'est beau.
 

Le bloc hydraulique. C'est une pièce d'orfèvrerie tant c'est ingénieux. C'est ce qui m'impressionne le plus dans la DS, la commande de boite de vitesses hydraulique.

Il faut y aller avec minutie.

les joints neufs.

Fermeture du couvercle.

Le corps au complet.

Il est prêt.

Le centrifuge. Je peint tout séparément car je veux que la visserie (écrous, goujons..) soient zingués, je ne cache pas la misère vu qu'il n'y en a pas. Tout est traité !!!

Ne pas oublier de changer ce joint.

SANS LA PRESSE, INUTILE D'INSISTER POUR RETIRER ET POSER LES SILLENT BLOCS.

Avec les sillent bloc neufs, le centrifuge ne vibrera plus, tout fonctionnera avec précision et douceur.

De la graisse dans la cloche.

Du Loctite pour bien figé le pas de vis.

Pratique cette clé spéciale, on ne raie rien et on serre nickel.

Le voilà tout pimpant et bien plus beau et fini que les pièces que l'on trouve chez les revendeurs.

Au tour des étriers de freins, beaucoup plus simple.

Le but que se soit beau, mais surtout fiable. Changement des joints.

Après nettoyage, brossage des corps, je rassemble le tout refait à neuf pour remontage.

Notez qu'il est important de changer les silent-blocs, de manière à n'avoir aucune vibration au niveau des freins !!!

Pose des joints neufs.

Pose des silent-blocs neufs.

Réassemblage.

Pose des supports.

Et voilà une paire de refaite.

Encore plus simple, les étriers de freins à mains.

Toujours bien graisser cette vis. Le zingage noir est de superbe qualité, on paie le prix mais on a un bon rendu. Peu de zingueurs peuvent faire un traitement de si bonne qualité. J'essaie de toujours trouver les meilleure spécialistes.

C'est tout bon.

Je place les pièces dans la DS 21 1968 démontée, en attendant leur repose sur la DS. Mais ce n'est pas pour tout de suite.

Je m'efforce de ne rien remonter sur la coque, préférant refaire pas mal de pièces pour que le remontage se passe au mieux.

Les 4 cylindres de suspension.

Quand on y pense, ça en fait des pièces juste pour cela, alors imaginez la DS toute entière en miette !!!

Le plus pénible, poser le collier ici, on es très gêné par la cafetière.

Voilà, c'est prêt pour la repose dans la DS:

Le cylindre d'embrayage.

Très facile à réviser. Sur les 23 IE, il est plus gros. 2 joints , un en rilsan en plus et un ressort.

Et le kit existe en neuf, donc c'est tranquille.

Les 2 correcteurs de hauteurs. On trouve les bagues en neuf chez Citroën depuis peu.

A l'arrière, un écrou large.

Ici, un écrou tout fin. Imaginez lorsqu'il faut le trouver parmi les milliers de visserie que je fait zinguer d'un coup !!!

C'est en ordre.

Les pièces refaites s'entassent.

Comme vous le constater, une restauration est un travail minutieux, et bien entendu jamais je n'aurai pu arriver à ce niveau sans toute l'expérience acquise depuis près de 20 ans que je touche aux DS et SM. Je précise cela car bien souvent, des gens m'écrivent et trouve que cela à l'air simple de refaire une DS. Et ensuite ils se trouvent complètement dépassé, et abandonne leur chantier désemparé. Je ne veux pas pousser les gens à la faute. Il faut être sûr, serein, avoir la patte mécanique, une solide expérience énormément de temps, un local, beaucoup d'outils....... et un budget lourd. CQFD !!! Et encore merci pour toutes les visites sur mon site, ce succès est le vôtre, notre passion commune Citroën !!!!

 

SUITE DE LA RESTAURATION