DS 19  1961 COMME BASE POUR REPLIQUE DS CABRIOLET

En 1997, je possédais la DS 19 de 1967, la SM, et     l' injection. Je voulais un premier nez. Cette DS chez DSM aux Essarts-le-Roi me parut être un bon achat.        C'était une prestige, dont on sait qu' il ne fut produit que 219 exemplaires. Un modèle si rare et particulier avait un intérêt pour moi. Je l' acquis et la transportai par plateau jusqu' en Suisse. Je comptais la refaire en plusieurs années ayant fini la SM, et bien avancé l'injection. C' était sans compter sur      l'arrivée d' une autre DS non moins mythique, mon cabriolet (DEPUIS VENDUE EN 2004).  De plus l' intérieur était manquant et ce n'est pas facile de trouver une banquette avant. Je commence à démonter le véhicule, constate que le bloc moteur est fissuré. L'état mécanique et hydraulique est déplorable. Tout doit être refait. Bref du boulot en perspective. On peut toujours la démonter cela ne mange pas de pain car l'arrivée de mon cabriolet 2 mois plus tard va quelque peu bouleverser mon programme.

Fort heureusement et grâce à mon ami du DS-ID Club de France, je pu acquérir une banquette avant de Prestige. Celle-ci provient de la Prestige du père de Michel DEBRE. Prestige oblige !!! A l' heure actuelle l'auto est démontée, la visserie chromatisée et sagement rangée. Pas mal de pièces sont acquises comme l'embrayage, les chemise pistons.... Précisons que la carrosserie est très présentable.

J'émet certes des doutes quand à l'authenticité de cette DS, en effet rien ne me prouve que c'est réellement une Prestige d'origine. Certes la console fut installée auparavant mais je n'ai pas trouvé trace du faisceau électrique qui devait partir du milieu et se trouver connecté derrière la planche de bord. De plus les portes arrières ne possèdent pas la serrure extérieure sur les portes arrières. Les Prestige devaient l'avoir pour éviter une fois le vitre montée de ne plus pouvoir rentrer à l'intérieur si les portes seraient verrouillées.

Puis le temps passe, et l'état du châssis trop attaqué me décourage pour faire cette auto: Entre temps,  des Citroën passent entre mes mains, et j'apprends à restaurer ses autos. En 2006, je doit la retirer de mon ancien local et la place dehors dans mon allée. Son cas est figé, elle me servira de base pour faire une réplique de cabriolet puisque j'ai vendu le mien. Mais je voudrai un autre châssis bien meilleur. On verra lorsque l'heure serra arrivée.


Juin 1997, découverte de la DS dans les Yvelines.
 
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En 2007, je doit déplacer le châssis, ayant quitter ce local au profit de ma maison.

Tiens, un palan a lâché et la DS s'est retrouvé pile sur le plateau en moins d'une fraction de secondes... Pas de bobos, ouf !! Mais ça fait drôle.

Transportée chez moi, je la place ici, elle ne me gêne pas.

L'hivers, ça donne CA !!!!!

DEBUT DU PROJET DE FABRICATION D UNE DS CABRIOLET REPLIQUE

Durant l'année 2009, le projet de faire une réplique me trotte toujours dans la tête. Mais les prix des kit deviennent affolant, tout comme le prix des pièces spécifiques. Cela va de paire avec le prix des vrais cabriolets. Mais jusqu'ou ira cette folie. Il est clair qu'étant peu fortuné, je ne peut plus accéder à ce rêve. Sauf si je vends une auto, et encore, ce serait juste pour lancer le projet. En août 2009, une personne est intéressée par ma Traction 7C de 1935, dont je viens de refaire la mécanique. Après réflexion, je décide de la vendre. En fait plusieurs paramètres viennent chambouler mon projet. Primo, mon carrossier Manuel le tôlier hors paire que vous connaissez pour avoir sauvé mon Break ID numéro 00015 d'une mort certaine, qui commence à bien connaitre la DS puisque pas moins de 4 châssis sont passés sous sa mains depuis que je le connais s'en va à la retraite fin décembre 2009. Mince, qui d'autre que lui pourrait me mener à bien ce projet pas évident ?? Mais voilà, j'envisage d'acheter un kit arrière pour commencer chez Ivanoff. Mais les délais sont très long, plus de 9 mois. Rien ne peut être livré avant juin 2010. Mais Ivan me parle d'un des premiers kits qu'il a fabriqué en 1994, jamais monté qui serait à vendre. Je contacte immédiatement le propriétaire et je fait affaire. A partir de cet instant, il me faut faire vite. Aller chercher ce kit, passer récupérer un châssis d'ID 19 1963 très très sain chez mon ami Flaminio à Paris. Certes ce n'est pas le millésime que je désire, mais bel et bien identique à cette DS 19 de1961. Mais tout est possible, à savoir vieillir le châssis ID 1963 en DS 19 1961Et commencer le projet. Fois d'Othello, je m'y lance, on a qu'une vie et comme on dit, il faut faire les choses tant qu'on peut encore les faire !!! Je compte mener ce projet entre 2 et 3 ans. Alors on y vas ???


Dimanche 20 septembre 2009, la DS de 1961 sommeille là depuis plus de 2 ans

 


Je joue au spéléologue pour tout retirer.

Je retrouve des pièces ça et là !!!

Voilà le fou furieux en action !!!

Des potes sont là pour une grillage, allez un coup de main pour déplacer la coque.

En moins de 5 minutes, c'est fait: Merci les gars !!!

Lundi 21 septembre, je vais finir de démonter ce châssis. Il sera découpé, et des parties vont servir à vieillir le châssis qui va servir de base pour la réplique.

Dépose du train avant.

Et la visserie s'accumule.

Je continue le démontage.

Puis je vais déposer la planche de bord.

C'est plus compliqué que les 2eme ou 3eme type de planche de bord.

Puis je mets en pièces toute la planche de bord pour faire tout traiter.

On voit encore les fameux numéros peints.

Les étriers de freins à refaire. Devinez chez qui ils vont aller ??? Flaminio bien entendu.

Mardi 22 septembre, 11h00. Le massacre à la tronçonneuse va commercer. Ames sensible s'abstenir !!!

Et c'est parti !!!

Seul, ce n'est pas pratique. Il faut basculer l'avant pour finir de découper les quelques centimètres qu'il manque. Mais l'avant est tenace et revient à sa place. Normal, plus de 40 ans de liaisons comme ça d'un coup brisé. Je suis infâme !!!

Ca y est, c'est séparé.

Je n'avais jamais fait cela, ça me fait trop rire.

Je continue. Découpe du tour de toit avant.

Découpe des pieds milieu.

Découpe des custodes et tour arrière.

Après le déjeuner, c'est la fin qui arrive pour ce châssis.

Découpe de la partie arrière.

Puis séparation en deux de cette partie.

Et voilà le travail.

Ensuite c'est au tour du plancher.

Quel bazar !!!

Au final, il ne reste plus que ça à faire disparaître.

Je vais donc charger ces éléments dans ma petite Xsara en plusieurs fois. Le ferrailleur est situé à moins de 10 minutes de chez moi.

Mine de rien,. on en rentre...

Finalement le ferrailleur super sympa se propose de venir chercher le reste. J'en profite pour emmener l'unit avant chez mon carrossier.

Serge et Fixmax ne sont plus étonné. Bien qu'ils pensaient avoir tout vu avec moi, là je les scotche !!!

Puis retour à la maison, l'arrière s'en vas. Cette DS va donc servir au recyclage.

Il est 16h00, je continue sur ma lancée. Je veux tout préparer en ce qui concerne la planche de bord.

Les aérateurs. Rien que pour ces pièces, il faut de la minutie..etc..etc.e.tc

Ils seront décapés chimiquement, puis repeint.

Les premières planche de bord des DS ont deux radiateurs de chauffage. C'est dire si on est super bien chauffée.

Regardez la poudre de rouille, qui en sort. Ah vous dites que c'est bien des DS dans leur jus ?? Moi pas !!!

Le système interne du frein à main à rafraichir.

Là aussi, je note les numéros de référence peints.

Bon, rien que pour la planche de bord, c'est du boulot. Une restauration dans les règles de l'art d'une DS, cela ne s'improvise pas.

La visserie de la planche de bord......
 

Le vendredi 25 septembre, je trie et prépare des tas de pièces. Direction la zinguerie.
 

A chaque fois, j'en amène des tas. Arriverai-je à bout un jour !!!

Puis, il me faut penser à la mécanique proprement dîtes. J'ai de côté ailleurs que chez moi 2 moteurs 3 paliers 83 CV et une boite hydraulique.

Je vais donc utiliser ces bases pour mon futur cabriolet réplique.

La machine est lancée. J'ai commandé chez Ivanoff tout ce qu'il faut pour adapter le châssis berline au cabriolet. Le kit tôle de liaison, et le kit mécanisme de capote. Il me livre chez mon ami Flaminio à Paris le mardi 30 septembre 2009. Il manque des choses, qui me seront expédiées un peu plus tard. Voici els photos que m'a envoyé Flaminio. Ce qui me chagrine, c'est que l'on paie a prix d'or un kit pour réplique cabriolet, et on a droit à 12 petites photos sur un feuillet. Aucune cote, aucun conseil écrit, pas de photos détaillées. Ivanoff est très serviable au téléphone et donne tout conseils. Mais j'ai peur car on a aucun plan, aucun gabarit... Ca ne vas pas être de la tarte !!!


Le mardi 29 septembre, Ivanoff a livré le kit chez mon ami Flaminio à Paris. Le mécanisme de capote.

Des tas de tôles. Aucune n'est repérée, rien du tout. Comme on dit, "un chat dans un sac" !!!!

J'aperçois de la rouille, il va falloir sabler ces tôles neuves. L'apprêt à du être mal appliqué, et de mauvaise qualité.

Mais je me réjouis tout de même.

Samedi 3 octobre, voici le Citroën Jumpy que mon ami José m'a prêté. Il est équipé d'un crochet pour remorque.

Entre le 3 et le 7 octobre, plus de 2500 kilomètres m'attendent. José me file un Jumpy avec crochet. mon pote Guy en Valais me trouve une remorque. Juste après avoir mixé devant presque 1000 jeunes le samedi 3 octobre dans une de mes discothèques favorite le Globull à Bulle, je file avec mon ami Fredi, direction 800 kilomètres, dans le Lot et Garonne. Là nous attends le kit arrière. Ensuite, il faudra remonter jusque Paris récupérer le châssis de base chez mon ami Flaminio, ainsi que le kit total pour adapter la berline en cabriolet. Et retour en Suisse, sablage du châssis et rendre le Jumpy et la remorque. Ca vas pas être de tout repos, mais les paris de fou, moi j'adore ça !!!


Dimanche 4 octobre, il est 16h00 pile. Je découvre le pourquoi je viens de parcourir plus de 800 kilomètres d'une traite.

Jean-Pierre qui me vends ce kit, s'en était servi comme modèle pour faire lui-même une réplique de cabriolet DS. Cela fait près de 10 ans qu'il ne l'a plus roulée.

Sur une base d'ID 19 de 1967. Par contre, on remarque aisément des différences par rapport à au authentique. Mais qu'importe, c'est une réplique.

En tous cas, cela ferrait le bonheur de bien des Citroënistes. Rassurez-vous, ce n'est pas à vendre.

Il possède aussi cette 2CV de 1960, en bon état.

Mais retour à ma préoccupation. On charge le kit. Mon ami Fredi fait le voyage avec moi.

JP me montre un essai qu'il a réalisé avant de faire son propre cabriolet DS. Depuis, cela traine dans son jardin. On dirais les reste d'un vrai bouffé par la végétation.

Il est 17h30, il est temps de partir. Photo souvenir. un grand merci à ce monsieur qui ne verra jamais ces photos du reste, il n'utilise pas internet.

Il y a aussi les portes rallongées.

En cours de route, on vérifie la bonne fixation de notre précieux chargement.

Sur l'autoroute, une DS nous double, non sans avoir bien regardé notre chargement, et après de distincts coups de klaxon des 2 parties.

En début de soirée, on est content de se reposer. Hôtel à Limoges. On fait bien route vers Paris.

Le lendemain, a 15h00 on arrive aux travail de mon ami Flaminio en région Parisienne. Il y a là un châssis d'ID 19 1963 qui m'attends.

Chargement pro.

On charge le reste apporté par Ivanoff.

Vous le reconnaissez le Flaminio !!!

Le soir chez Flaminio, après manger, on passe notre soirée à trier des joints pour nos chères DS. Je fait le plein !!!

Mardi 6 octobre, au petit matin. On va rentrer en Suisse. Mayanne pose.

Tout près de Besançon.

A peine arriver en Suisse, je passe directement par la zinguerie.

Un bon lot de pièces traitées m'attends.

On charge le tout. Voilà comment on gagne du temps dans son planning. Pas besoin de revenir pour les récupérer. La zinguerie est tout de même à 45 minutes de chez moi.

Et nous voici arrivé à 17h00 chez mon carrossier.

Manuel, Fixmax et Serge matte l'affaire.

Ils sont dépités, juste dépités !!LOL

Il me faut finir de démonter le châssis. La planche de bord a pris feux, c'est la galère à démonter. Mais avec une bonne disqueuse.... Il est tard, j'ai roulé toute la journée, mais je continu de bosser pour arrvier à clore ce chapitre rapidement.

A 18h30, Fixmax me donne un dernier coup de main.

Voilà, le châssis peut être sablé.

Le lendemain, mercredi 7 octobre 2009, je me lève tôt pour apporter le châsis au plus vite chez mon sableur, à 50 kilomètres de chez moi.

 

Le châssis va donner son verdict final.

J'espère qu'il est bel et bien sain. Le sablage ne pardonnera rien. La moindre tôle fatiguée, cela ressortira.

En début d'après-midi, me voici de retour. VERDICT : Excellent. Ouf, me voilà rassuré.

L'arrière lui aussi sablé.

Autant repartir sur une bonne base.

Le châssis est super sain. Rare dans cet état.

On charge.

Arrivé chez mon carrossier. C'est encore et toujours la course contre la montre, je doit rendre le plateau qui est en Valais, à presque 100 kilomètres de chez moi.
 

Une fois le châssis poncé et soufflé à mort pour essayer de retirer le plus de sable possible, on le rentre dans le four.

Il est prêt à être protégé.

Je jette un coup d'œil et confirme l'état exceptionnel de ce châssis.

Pendant que je vais rendre la remorque (près de 2 heures de routes aller-retour), Mitch-Mitch applique une couche d'antirouille.

J'arrive à 18h00 pile avant la fermeture. J'admire ce châssis sain. Cela fait gagner juste 120 heures au moins de travail pour remettre en état un châssis moyens de DS !!!!

Voilà certainement une de mes plus grande folies. Réaliser une copie de cabriolet DS, ressemblant de près au modèle Citroën usine. Cela n'aura donc rien à voir avec les créations Chapron, que je trouve en général peu réussi du reste. Bien entendu, il ne sera jamais question de cacher le fait que ce n'est pas un authentique cabriolet DS, mais bel et bien une réplique. Les avantages, c'est qu'il est encore possible de réaliser une telle auto, même si le budget peu dépasser la limite du raisonnable. Mais cela reste très en dessous de l'achat d'un vrai. Mon but est de retrouver le plaisir de rouler en cabriolet DS, puisque j'en ai possédé un authentique de 1965 durant 6 ans. Comme ce ne sera qu'une pâle copie, je m'autoriserai à quelques améliorations d'ordre hydraulique et électrique (LHM de toute façon) par rapport au millésime de ce modèle 61. Je pense raisonnablement pouvoir finir ce projet entre 2 et 3 ans, ce qui sera un délai somme toute assez court, sauf contretemps. Une chose est sûre, cela va retarder la restauration de mon break ID de 1959, mais c'est pour la bonne cause. La suite dans un petit bout de temps, car j'ai pas mal d'autres travaux en cours. L'essentiel, c'est que la machine est lancée à présent.

 

A SUIVRE