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En 1997, je possédais la DS 19 de 1967, la SM, et l' injection. Je voulais un premier nez. Cette DS chez DSM aux Essarts-le-Roi me parut être un bon achat. C'était une prestige, dont on sait qu' il ne fut produit que 219 exemplaires. Un modèle si rare et particulier avait un intérêt pour moi. Je l' acquis et la transportai par plateau jusqu' en Suisse. Je comptais la refaire en plusieurs années ayant fini la SM, et bien avancé l'injection. C' était sans compter sur l'arrivée d' une autre DS non moins mythique, mon cabriolet (DEPUIS VENDUE EN 2004). De plus l' intérieur était manquant et ce n'est pas facile de trouver une banquette avant. Je commence à démonter le véhicule, constate que le bloc moteur est fissuré. L'état mécanique et hydraulique est déplorable. Tout doit être refait. Bref du boulot en perspective. On peut toujours la démonter cela ne mange pas de pain car l'arrivée de mon cabriolet 2 mois plus tard va quelque peu bouleverser mon programme.
Fort heureusement et grâce à mon ami du DS-ID Club de France, je pu acquérir une banquette avant de Prestige. Celle-ci provient de la Prestige du père de Michel DEBRE. Prestige oblige !!! A l' heure actuelle l'auto est démontée, la visserie chromatisée et sagement rangée. Pas mal de pièces sont acquises comme l'embrayage, les chemise pistons.... Précisons que la carrosserie est très présentable.
J'émet certes des doutes quand à l'authenticité de cette DS, en effet rien ne me prouve que c'est réellement une Prestige d'origine. Certes la console fut installée auparavant mais je n'ai pas trouvé trace du faisceau électrique qui devait partir du milieu et se trouver connecté derrière la planche de bord. De plus les portes arrières ne possèdent pas la serrure extérieure sur les portes arrières. Les Prestige devaient l'avoir pour éviter une fois le vitre montée de ne plus pouvoir rentrer à l'intérieur si les portes seraient verrouillées.
Puis le temps passe, et l'état du châssis trop attaqué me décourage pour faire cette auto: Entre temps, des Citroën passent entre mes mains, et j'apprends à restaurer ses autos. En 2006, je doit la retirer de mon ancien local et la place dehors dans mon allée. Son cas est figé, elle me servira de base pour faire une réplique de cabriolet puisque j'ai vendu le mien. Mais je voudrai un autre châssis bien meilleur. On verra lorsque l'heure serra arrivée.
Durant l'année 2009, le projet de faire une réplique me trotte toujours dans la tête. Mais les prix des kit deviennent affolant, tout comme le prix des pièces spécifiques. Cela va de paire avec le prix des vrais cabriolets. Mais jusqu'ou ira cette folie. Il est clair qu'étant peu fortuné, je ne peut plus accéder à ce rêve. Sauf si je vends une auto, et encore, ce serait juste pour lancer le projet. En août 2009, une personne est intéressée par ma Traction 7C de 1935, dont je viens de refaire la mécanique. Après réflexion, je décide de la vendre. En fait plusieurs paramètres viennent chambouler mon projet. Primo, mon carrossier Manuel le tôlier hors paire que vous connaissez pour avoir sauvé mon Break ID numéro 00015 d'une mort certaine, qui commence à bien connaitre la DS puisque pas moins de 4 châssis sont passés sous sa mains depuis que je le connais s'en va à la retraite fin décembre 2009. Mince, qui d'autre que lui pourrait me mener à bien ce projet pas évident ?? Mais voilà, j'envisage d'acheter un kit arrière pour commencer chez Ivanoff. Mais les délais sont très long, plus de 9 mois. Rien ne peut être livré avant juin 2010. Mais Ivan me parle d'un des premiers kits qu'il a fabriqué en 1994, jamais monté qui serait à vendre. Je contacte immédiatement le propriétaire et je fait affaire. A partir de cet instant, il me faut faire vite. Aller chercher ce kit, passer récupérer un châssis d'ID 19 1963 très très sain chez mon ami Flaminio à Paris. Certes ce n'est pas le millésime que je désire, mais bel et bien identique à cette DS 19 de1961. Mais tout est possible, à savoir vieillir le châssis ID 1963 en DS 19 1961Et commencer le projet. Fois d'Othello, je m'y lance, on a qu'une vie et comme on dit, il faut faire les choses tant qu'on peut encore les faire !!! Je compte mener ce projet entre 2 et 3 ans. Alors on y vas ???
Voilà certainement une de mes plus grande folies. Réaliser une copie de cabriolet DS, ressemblant de près au modèle Citroën usine. Cela n'aura donc rien à voir avec les créations Chapron, que je trouve en général peu réussi du reste. Bien entendu, il ne sera jamais question de cacher le fait que ce n'est pas un authentique cabriolet DS, mais bel et bien une réplique. Les avantages, c'est qu'il est encore possible de réaliser une telle auto, même si le budget peu dépasser la limite du raisonnable. Mais cela reste très en dessous de l'achat d'un vrai. Mon but est de retrouver le plaisir de rouler en cabriolet DS, puisque j'en ai possédé un authentique de 1965 durant 6 ans. Comme ce ne sera qu'une pâle copie, je m'autoriserai à quelques améliorations d'ordre hydraulique et électrique (LHM de toute façon) par rapport au millésime de ce modèle 61. Je pense raisonnablement pouvoir finir ce projet entre 2 et 3 ans, ce qui sera un délai somme toute assez court, sauf contretemps. Une chose est sûre, cela va retarder la restauration de mon break ID de 1959, mais c'est pour la bonne cause. La suite dans un petit bout de temps, car j'ai pas mal d'autres travaux en cours. L'essentiel, c'est que la machine est lancée à présent.