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Une après-midi d' octobre 2001, je discute autour d' un bon thé avec mes amis Citroënistes. Ils me proposent d' aller voir 2 GSA à débarrasser. Je leur fais par de ma curiosité, mais sûrement pas pour prendre les voitures, à mes yeux la GS est une des voitures les plus moches du monde (SIC). Finalement on tombe sur une GSA fatiguée, et celle-ci, 70308 kms d' origine, sous une couche de poussières mais très saine. Et surtout elle présente vraiment bien, une peinture encore clinquante, quelques bosses mais vraiment pas grand chose. C'est une PALLAS et l' intérieur est vraiment comme neuf. De plus elle est équipée de la boite 5 vitesses, millésime 1983 et n'a eu qu' un seul propriétaire.
On me pousse à la récupérer pour la sauver d' une destruction immédiate si elle ne trouve pas preneur. Trois jours après elle est dans mon garage. Deux semaines après avoir constaté l' excellent état général de l' auto, et l' avoir fait tourner, je décide de la restaurer. En fait je devient trop exigent et une auto de ma collection qui ne brille pas sous le capot devient une idée insupportable. Allez on y va, de toute façon ma DS 19 de 1956 n' urge pas, car le budget châssis n'est pas encore réunis.
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Je commence la voiture le 10 novembre. Sur cales, je démonte le capot, puis tout l'avant, calandre, jupe, pare-chocs. Je dépose l'ensemble moteur boite et je me lance sur la dépose du berceau avant. Je ne pensais pas au départ aller si loin, mais une fois qu' on y est..... Les semaines avancent et le travail aussi, comme pour mes autres autos, la visserie passe à la zinguerie, finition jaune bien entendu. Toutes les tôles sont remisent à mon copain pour sablage et époxy noir, je profite de le remercier ici pour le travail rapide et parfait qu'il a accompli une fois de plus. Je me trouve confronté à une galère, le bras inférieur droit refuse de quitter son logement. La grosse vis qui le maintien est soudé par la rouille, comme quoi même une auto en bon état avec peu de kilomètres a déjà subi l'outrage du temps. Bref je me retrouve dans l' obligation de scier à la meule le bras. Heureusement grâce au site Internet de la GS, je trouve une annonce et acquiert d'occasion le bras en question. Je trouve chez Citroën les silentblocs de ce bras, et croyez-moi c' est l'absolue galère pour retirer les vieux. J'ai compté prés de 30 heures rien que pour redonner son éclat à ce berceau, rien a été épargné, tout est comme neuf.
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![]() Le démontage, c'est pas mal rouillé. |
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![]() Presque tout est loin, on applique l' antirouille. |
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Janvier 2002, le berceau a repris sa place dans le compartiment moteur. La tuyauterie se monte rapidement, il faut dire qu' il y en a nettement moins que dans une DS. J' espère finir cette GSA pour le mois d' avril, pour le moment je tiens les temps. Les pièces arrivent de la zinguerie et sont montées pour ainsi dire dans la foulée. Il s' agit de ne pas perdre de temps, j' ai une des plus vieilles DS du monde qui attends. Je m'attaque aux étriers, bien moins compliqués que ceux d'une première génération de DS. |
Je travaille sur le moteur, après avoir déposé les culasses, fait un rodage de soupapes et changé un maximum de joints, je commence le remontage. Pourvu que ce moteur fuis peu, problème chronique sur les GSA. Je m'intéresse à la partie arrière. Là c'est la catastrophe, tout est rouillé à qui mieux mieux. Je ne parle pas de la coque mais de l' essieu et de la tuyauterie hydraulique. Impossible de sortir les tuyaux des cylindres de suspensions. Pas le choix, il ne faut pas que l'avant soit neuf et l'arrière vieux. On dépose donc tout l'essieu arrière.
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